Dominé par les vestiges d’un château du XIIIe siècle, date à laquelle fut fondé le village par le Comte de Forcalquier, La Bastide des Jourdans doit son nom à Guillaume et Pierre dont le patronyme Jourdan se lia à celui du lieu « Bastida » qui signifie fortification rurale.

Les deux chevaliers avaient été nommés par le comte pour établir sur ce territoire un poste de péage à destination des marchands circulant entre Forcalquier et Aix-en-Provence. Plusieurs traces du passé confèrent à ce village fortifié, perché à 428 mètres d’altitude, un charme et un caractère particulier.


L’Hospice de route: Construit au XIIIème siècle, c’est ici où l’on prélevait les taxes et impôts aux commerçants et voyageurs qui passaient par là avec leur mules chargées de denrées. Au XIVème siècle, les habitants le transforment en four à pain.


Place de la République La fontaine colonne et son buste républicain datent du XIXème siècle.


L'ancienne mairie


L’Église Saint Pierre aux Liens: Sa position décalée par rapport au vieux village s’explique par l’habitude qu’on avait prise de construire les églises à l’extérieur des enceintes, car à l’intérieur des fortifications, la place était comptée dès le XIème siècle, l’habitat se regroupe, se perche et se fortifie.


Construite au XIIIème siècle avec une nef de trois travées voûtées en berceau brisé. En 1343 rajout d’une chapelle latérale au nord et d’un clocher-mur à trois baies. Vers 1500, construction d’une chapelle latérale au sud, puis entre 1672 et 1674 construction du collatéral nord par les maçons Jean Delestic et Michel Féraud.


Une gargouille


Le clocher


Le Château: En 1236 le comte de Forcalquier fait donation du château en faveur de ses vassaux Pierre et Guillaume Jourdan. En 1388, le château servait de refuge à un tiers de la population qui ne trouvait pas de place dans le village fortifié en cas de danger. Un inventaire dressé en 1555 donne l’image d’un édifice assez pauvre et qui a conservé sa dimension et sa structure médiévale.


La base de la tour ronde et des murs nord et ouest, date du château d’origine (XIIIème siècle, celui des frères Jourdan). La Tour Carrée et le corps de logis sont de la fin du XIVème siècle et début XVème siècle. De 1530 à 1790, les familles des Astouard et des Coriolis vont se succéder et embellissent la construction. Le dernier Seigneur Joseph De Coriolis meurt en 1784.


À la fin du XIXème siècle, il est racheté par un peintre et notaire (ancêtre du propriétaire actuel) qui le restaure dans sa forme actuelle.


Le beffroi est bâti au sommet de la butte du Serret (qui veut dire petite butte). Tour édifiée entre 1620 et 1632 pour abriter les cloches de la paroisse et l’horloge communale, car la position enfoncée de l’église ne permettait pas de les entendre.


Le campanile du XIXème siècle est perché au sommet des 18 mètres de hauteur de la tour.


Le beffroi se compose au rez-de-chaussée d’une cage d’escalier en vis, un premier étage de 4 baies en plein cintre abritant les 3 cloches et un second étage sous comble où se trouve le mécanisme de l’horloge communale.


La Chapelle Notre-Dame de Consolation : Elle apparaît dans l’histoire vers 1520, puis vandalisée, elle sera rebâtie en 1650. La porte date du XVIIème siècle, encadrée de deux pilastres à bossages surmontés d’une corniche (ce dessin est proche de certains hôtels particuliers de la même époque). Au XVIIIème siècle, le décor intérieur est refait, l’ensemble du choeur et de la nef reçoit un décor homogène de faux-marbre. Sur le parvis, le calvaire date également du XVIIIème siècle. La chapelle est classée monument historique depuis 1942.


La Fontaine de la Jeanne La fontaine est érigée vers 1793 et provient sûrement des jardins du château. La statue est magnifique (Vénus de Milo locale!)


En arrière- plan une maison à colombage : cette technique, connue dans l’antiquité, a été utilisée en France dès le Haut Moyen-Age jusqu’au XIXème siècle. Cependant, dès le XVIIème siècle et durant tout le XIXème siècle, on plâtre les façades des maisons à pans de bois afin de leur donner un aspect plus luxueux et moderne.


La Fontaine Basse: Le lavoir possède trois bassins, bancs de battage et barre d’étendage et date de 1558 (restauration en 1671). Jusqu’à la Révolution, Font- Vieille était le seul point d’eau du village. L’eau est captée dans la nappe phréatique sous le ravin du bois.


Le ravin du bois traverse le village, il rejoint l'Eze à la sortie des remparts.


Une petite porte dans les remparts conduit vers l'église


Nous allons remonter par quelques photos le parcours du ravin dans le village...du lavoir ...


on peut accéder par des escaliers au bord du ravin





et le premier pont en amont, sur la route du stade


Une rue avec son mur de pierres...


La Porte de Fiol et son bassin C’était l’une des portes de la ville (vestige de l’enceinte fortifiée qui entourait le village). Elle conserve son arcade surmontée de quatre corbeaux (consoles) et est surmontée des armoiries du village : « gueule au loup d’argent ».


A l’extérieur une jolie statue qui représente une jeune fille assise sur son buffet d’eau. Réalisation de l’Académie des Beaux-Arts en 1937.


Une fontaine rencontrée dans une ruelle qui aurait peut-être pu être restaurée!!


Fontaine construite en 1898 située cours de la république


les commentaires sont ceux du guide réalisé par Luberon Côté Sud